Taxi Beirut

“The taxi driver in Beirut in either a sniper or a hunter”

un chauffeur dans Taxi Beirut, Hady Zaccak, 2011

Vous êtes à Beyrouth, et vous souhaitez vous rendre à l’autre bout de la ville. Tiens, ça tombe bien, voici un taxi vert qui arrive.  Son lumineux brinquebalant penché sur le côté lui donne l’air de s’étonner de tout mais son klaxon, agressif, vous évoque plutôt un cri de guerre. Son chauffeur ralentit à votre hauteur, et tourne la tête vers vous. Vous vous avancez, et vous lui indiquez l’adresse où vous souhaitez vous rendre. le voilà qui repart aussitôt, sans même vous jeter un regard. Mufle, pensez-vous. Que non! Prendre le taxi à Beyrouth est une véritable expérience, avec ses codes, ses traditions, et surtout ses personnages.

D’abord distinguez bien “taxi” et “service”. Le second est le même que le premier (même chauffeur, même voiture), mais vous l’autorisez à prendre du monde à bord, et vous payez moins cher. Il suffit de le signaler au moment où vous annoncez votre destination. A certaines périodes de la journée, quand la ville est encombrée, asphyxiée par son trafic, on vous proposera “double service”, voir on refusera.

Le taxi se signale toujours pas son petit coup de klaxon, lancé juste dans votre dos, quand vous vous y attendez le moins, alors que vous tentiez une petite ballade tranquille dans les rues de Beyrouth… Il n’y a pas de petites ballades tranquilles dans Beyrouth.

Le taxi roule comme un malade. C’est normal. D’ailleurs, ici, la conduite semble répondre uniquement à trois règles : rouler plus vite que son voisin, en faisant le plus de bruit possible (klaxons, crissements de pneus, musique, …), sans respecter absolument aucune des règles du code de la route… Mais c’est un sujet d’article à part entière et j’aurais l’occasion de le traiter comme il le mérite!

Si vous avez le temps, je vous conseille de regarder la bande-annonce d’un documentaire absolument hilarant, tendre et perspicace sur trois chauffeurs de taxi beyrouthins. Derrière ces trois portraits, se dessine celui de la capitale, objet d’amour, de frustrations, de reconquête perpétuelle des chauffeurs, puisque son visage change rapidement à grands coups de projets urbains. Des personnages comme on rencontre qu’ici.

http://www.youtube.com/watch?v=QPo6dTyDkvs

Le mot de la fin… et celui du début

Vous avez vu? C’est nouveau!

Oui, 10 mois au Burkina, c’est fini. Maintenant, c’est ici, et ici c’est ailleurs.

J’ai voulu conserver l’adresse du blog, et intégrer l’ancien contenu à une nouveau projet qui s’intègre plus à ma vie.

Surtout, n’hésitez pas à me dire ce que vous pensez du nouveau thème du blog, du titre…

Mais il faut d’abord que je vous raconte l’histoire d’une transition…

Un proverbe dit “tu peux quitter l’Afrique, mais l’Afrique ne te quittera pas”.

Aujourd’hui, que me reste-t-il de mon séjour de  10 mois au Burkina? Deux numéros de téléphone d’amis burkinabé, le site de Péroline pour avoir des nouvelles fraîches du pays, mes amies françaises et franco-burkinabé, peut-être encore quelques parasites cachés au fond de mon estomac, et surtout un regard changé sur le Continent. Les clichés négatifs renvoient à de tristes réalités : pauvreté, malnutrition, maladies, une minorité vivant dans un luxe inouï, le reste vivotant au jour le jour. Heureusement, la réalité est bien plus complexe, et la vie, la joie, la musique, les musiques, les modes, l’élégance, l’humour, les enfants qui rient et qui chantent, les vraies rencontres, sont présentes, partout.

Je me rappelle qu’il y a presque un an jour pour jour, alors que nous rentrions dans notre maison, nous croisions Inoussa, peut-être pour la troisième fois de la journée. Inoussa, ce fut notre voisin pendant 10 mois, et il est devenu un ami. Il travaille comme gardien pour l’ONASER (office pour la securité routière). Il connaît tout le quartier ou presque. Ce soir-là, il nous avait invité avec ses amis du même 6-mètres à jouer à la pétanque. La nuit tombée, on les a retrouvés. On a bu notre premier thé, le mauritanien, celui qu’on boit trois fois. Il était très sucré, et aromatisé à l’ananas. On y avait ajouté aussi des arachides. C’est délicieux, l’arachide fraîche qui fond dans le thé.

Eglise, Saïda, Sud du Liban

Aujourd’hui, je suis à Habbouche, dans le Sud du Liban. Autour de moi, il y a Suzanne et Zikar. Ce sont les propriétaires de notre meublé. Suzanne nous régale tous les jours en nous apportant un peu de la cuisine qu’elle a préparée. Zikar écoute du jazz, le soir. Dans la journée, ils boivent le café, sur le seuil de leur papeterie. La famille, les amis, les clients vont et viennent. Parfois certains s’arrêtent et partagent le café. Nous aussi. Et puis tout autour de Habbouche, il y a les collines et la nuit, les lumières des villages voisins semblent flotter entre les étoiles.

Interview d’Anick-Marie, une globestoppeuse

J’ai interviewé Anick-Marie pour Bien-voyager. Elle a parcouru 80 000 km en stop, en Amérique du Nord et eu Canada, a un super projet d’édition d’un livre sur les modes de voyages alternatifs…

Si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous ici.

Son site : globestoppeuse.

Quelques endroits sympas à Ouaga (et autour)

  • Où manger une glace?

Incontestablement au Verdoyant, rond point des Nations-Unis, en plein centre. Pour 1650 FCFA vous pouvez déguster des sorbets et des glaces aux parfums classiques ou exotiques.

La glace à l’arachide, celle à la coco, et le sorbet goyave sont mes trois préférées.

http://ouaga-ca-bouge.net/Le-Verdoyant

  • Où écouter un concert?

Il y a plein d’endroits, mais celui où je me suis rendue le plus souvent, c’est le Centre Culturel Français. Egalement en centre-ville, il propose plusieurs vendredis dans le mois les “café-concerts”, gratuits. Les paninis sont très bons. Un bon plan aussi pour le ciné, les expos. le mieux est de se procurer l’agenda du CCF, directement dans la médiathèque du CCF.

http://www.ccfouaga.com/

  • Où piquer une tête quand il fait chaud?

Un peu excentré cette fois, il y a le “village nong taaba” sur la route de Pô, vers la “trame d’accueil”. Le décor est charmant, des paillottes rafraîchissantes où on peut manger des pizzas, hamburgers, mais aussi curry d’agneau (environ 4500 FCFA pour un plat) ou du capitaine (poisson local). Pour 2000 FCFA, vous pouvez profiter de la piscine. Elle est gratuite si vous consommez au restaurant pour minimum 4000 FCFA par personne. Vous aurez aussi accès à la Wi-FI.

http://www.hotelnongtaaba.com/

  • Où écouter de la musique fort, boire une bière et manger un poulet braisé?

Un peu partout, mais voici deux adresses au cas où, dans le quartier du SIAO : le galaxy et les jardins du SIAO. Le premier est face au village artisanal, le second face au SIAO.

  • Où acheter des souvenirs?

Le village artisanal est un peu cher, vous pouvez aussi trouver dans le grand marché central de Ouagadougou tout l’arisanat d’Afrique mais c’est au risque de se faire un peu harceler, parfois… Il existe d’autres endroits disséminés, mais j’ai déjà oublié les noms.

Et vous? Des endroits sympas à partager sur Ouaga?

Comment je suis (vite) redevenue parisienne…

  • maintenant j’ai une coupe de chez Tony and Guys (ben oui)
  • je monte dans une rame bondée de la ligne 13 avec nonchalance et sans ronchonner (ou presque)
  • ma journée s’illumine si le serveur du café me dit bonjour, me sourit et pose gentiment mon express au lieu de le balancer sans un regard après que j’ai attendue 10 minutes pour l’avoir
  • mon radar anti-crottes de chien s’est remis en route tout seul
  • j’ai acheté mon agenda “arts-graphiques” à la librairie de Beaubourg
  • je marche 30 mètres de plus et fais la queue pour aller dans LA bonne boulangerie de mon quartier
  • je passe mon temps à mater les autres parisiennes pour voir comment elles sont sapées (et après, je pique les idées)

6 formules magiques pour voyager paisiblement au Burkina Faso

Mon retour à Paris se passe plutôt bien (d’ailleurs, je vais vous expliquer demain comment je suis redevenue parisienne…), mais le Burkina Faso reste dans mon coeur et j’ai encore quelques articles (notemment une interviewe d’un couchsufeur allemand descendu d’Allemangne à dos de Vespa ainsi que quelques bonnes adresse à Ouaga) à partager sur ce pays avant de le clôre mes “10 mois au Burkina” et de lancer le blog sur le Liban…

  • Bonjour! Comment ça va?

(éventuellement en plus “Et les affaires? et le marché? et les enfants?”…). Avant d’engager TOUTE conversation. Les relations sont très ritualisées et pour les initiés ou lors des grandes occasions, ces salutations peuvent vraiment prendre 5 minutes ou plus.

  • Et chez vous? 

(après qu’on vous ait poser la question ci-dessus). J’adore cette phrase, tellement simple et qui évite de commettre des impairs quand on ne connaît ni la famille ni l’activité de la personne.

  • Il y a quoi à manger?

(ne demandez pas le menu au maquis, mais directement ce qu’il y aujourd’hui! Cela vous évitera de faire le tour des plats et de vous entendre dire à chaque fois “ça c’est fini; ça, il n’y a pas…”)

  • Il faut baisser le prix! 

(avec un grand sourire) quand vous marchandez et que la personne a posé le prix vraiment trop haut. J’ajouterai : “merci, mais il ne faut pas insister” pour vous débarrasser poliment d’un vendeur trop zélé.

  • Tantie 

Vous appelerez ainsi une femme plus âgée que vous lorsque vous marchanderez, ou si vous avez un service à lui demander. C’est un terme affectueux qui a de bonnes chances de l’amadouer!

  • Il faut d’abord dire bonjour 

Sur le marché, quand un commerçant vous apostrophe pour demander de venir voir la boutique “pour le plaisir des yeux” mais sans avoir salué. En général, les gens sont surpris et on vous laisse ensuite tranquille.

Si vous avez d’autres formules magiques pour le Burkina, venez les poser ici! Mais attention, soyez attentif à la réaction de vos interlocuteurs lorsque vous utilisez ces formules magiques, afin de vérifier que vous les avez utilisé dans le bon contexte, et avec les bonnes personnes. Une formule magique n’est efficace que si elle employée de façon avisée et qu’on n’en abuse pas non plus!

Le village des potières de Segou, Mali

Le fleuve Niger baigne la ville de Segou, anicienne ville impériale des Bambaras. Autour, on trouve des villages de pêcheurs bozos, ainsi qu’un village de potières dont la tradition remonte au XVème siècle.

En pinasse sur le fleuve Niger

Les anciennes poteries cuites sont d'abord pilées...

...puis mélangées à de l'argile récoltée sur les berges du fleuve

Des boules sont formées à partir de ce mélange

puis on monte les canaris

Voici comment une forme ronde parfaite est obtenue!

On ajoute le bord

...qui est ensuite travaillé

Puis, l'objet est décoré avec des pigments naturels

Un nouvel article collaboratif!

Connaissez-vous Baraka, le film de Ron Fricke? Si non, faites-donc un saut sur la page de bien-voyager, vous y retrouverez un article rédigé par mes petits soins et ceux de Lucie du blog voyages et vagabondages.

Projections de “Paris, mon paradis” documentaire burkinabé

Vous vous rappelez peut-être de cet article sur paris, mon paradis? Eh bien, voici les horaires et dates des projections à Paris. je vais devoir caler une séance dans mon emploi du temps surchargé de ma semaine parisienne! Bonne projection.

Prochaines projections :
-le mardi 12 juillet à 18h (ce soir !)
au Musée du Petit Montparnasse
21 Avenue du Maine 75015 Paris
M° : Montparnasse-Bienvenüe

-le mardi 19 juillet à 19h
au café OLYMPIC,
20 rue Léon, 75018 Paris
(métro Château-Rouge ou Marcadet Poissonniers)

- Le samedi 24 septembre à 18h (reprise du FESPACO)
au cinéma le NOUVEAU LATINA
20 rue du temple 75004 PARIS

Architectures

Vue du haut du monument des martyrs, sur le rond point de Ouaga 2000 qui mène à la présidence du Faso. Dans le fond, la brousse où cinquante plus tôt, parait-il, on pouvait encore trouver des lions! Aujourd’hui, c’est un quartier qui attire les riches Burkinabès, les entreprises et les ambassades. C’est un quartier qui se construit très vite. D’ici 2040, les grandes métropoles africaines tripleront de volume.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.