Burkina Faso, Sahel -3 Gorom-Gorom – Oursi


Je passe sur la ballade à dromadaire de 12 km (2 heures et demi)  après laquelle je me suis rappelée l’existence de mes fesses pendant  trois jours!

En attendant qu'un mécanicien ne vienne changer la chambre à air de la moto

Vers 17h30 avons repris la route de Gorom-Gorom pour Oursi , un village sonraï situé aux portes du désert. Nous arriverons la nuit, vers 20h, après une crevaison de pneu à 9 km de Gorom-Gorom, et 30 km à rouler de nuit, sur une piste dans un état correct mais rendue difficile à cause d’un faux contact au niveau des phares : BING-lumière, BING-nuit complète…

La brousse est pleine de parfums légers, à peine sucrés, qu’on a envie de cueillir et de ne plus laisser filer. Et puis, bientôt, par vagues successives, l’odeur fraîche et liquide du lac d’Oursi nous rejoint et nous enveloppe. Je suis vraiment contente et soulagée d’arriver. Nous traversons le village à pied, dans l’obscurité et le silence du sable où on s’enfonce parfois, saluant les habitants que nous croisons. Nous nous arrêtons chez l’épicier, qui vend absolument tout dans la lumière bleue d’un néon électrique. Nous mangeons dans la cour de la maison d’Ousséni. Il nous présente son épouse. Dans la nuit, je ne distingue aucun visage. Ils sont nombreux, les amis, et la famille qui viennent le saluer. Les femmes préparent la nourriture ensemble dans la chaleur du foyer, les hommes, assis sur les tapis, discutent, préparent et boivent le thé . On en boit trois. Le premier est fort comme la mort, le second fort (ou doux) comme l’amitié, et le troisième doux comme l’amour. Une variation sur un adage mauritanien, apparemment. Puis, nous prenons nos sacs, en direction des dunes. Un feu nous attend. Ousséni a demandé à des jeunes du village de le préparer ainsi que la natte sur laquelle nous dormirons. Royal.

Un autre couple bivouaque sur la dune d’à côté. Le ciel est ouvert comme une papaye bien mûre. Au milieu de la nuit, le vent se lève. L’Harmattan, chargé de poussières, recouvre le ciel, la lune, les étoiles dans un voile blanc. On se barricade avec nos sacs. Le matin, nous sommes réveillés par les enfants qui viennent chercher le sable orange pour en recouvrir l’intérieur des maisons. Ce sont des cris de joie, des rires, tout le monde se presse autour du feu qui commence à fumer.

avec Ousséni. Un vrai guide.

tout le monde vient se réchauffer dans les braises fumantes

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4 réflexions sur “Burkina Faso, Sahel -3 Gorom-Gorom – Oursi

  1. C’est très touchant ta façon d’écrire ! On a fait la même chose (Gorom / Oursi / nuit belle étoile) mais ta façon de le décrire me transporte totalement ailleurs ! 🙂

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